Voyage en Inde du Sud

Après 2 semaines de road trip au Rajasthan, cap vers l’Inde du Sud. Les Indiens sont d’accord pour dire que le nord et le sud sont à la limite d’être deux pays différents. Langues différentes, ils ne se comprennent pas, cultures différentes, plats différents, couleur de peau différentes… rien ne semble faire d’eux des citoyens d’un même pays. Dès l’atterrissage à Mumbaï, le ton est donné.

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Les villes de l’Inde du sud

Mumbaï, la paradoxale

L’atterissage

21/03/18, 12h30, l’avion survole Mumbai et c’est un mélange couleurs et d’architecture qui s’exposent sous mes yeux. De magnifiques buildings côtoient bon nombre de bidonvilles. Chaque centimètre carré semble occupé et parfois la rue n’est même pas visible sur plusieurs centaines de mètres du ciel, tant les tôles et les toits recouvrent la surface de la terre.

Des millions de vies, grouillent dans les rues, même à une heure si matinale, près de 13 millions pour être exact, soit plus de 6 fois Paris…

Dès la sortie de l’avion, la chaleur et les odeurs t’envahissent. 40° à l’ombre en plein mois d’avril. Mumbai, nous sommes arrivés.

mumbai

Ayant lu tout un tas d’histoires sur les taxis aux aéroports indiens et n’ayant plus de chauffeur, on se dirige vers les pre-paids taxi.

Sans aucun souci on trouve un taxi en moins de 5min, 680 roupies sans A/C (clim) et 900 roupies environ avec air climatisé.

On tente le tout pour le tout et on prend un taxi sans clim pour se mettre dans l’ambiance.

Une fois le taxi payé, le comptoir nous envoie au sous sol de l’aéroport avec un ticket et la plaque d’immatriculation du véhicule. L’Inde a beau être un berceau technologique, tout se fait sur papier… Le chauffeur nous accueille et nous voilà partis.

C’est environ 1h de route qui nous attend pour rejoindre le centre ville. On passe par tous les quartiers, des bidonvilles au quartier d’affaires flambant neuf et toutes les odeurs ; les bonnes et les moins bonnes…

Il fait très chaud, l’air est moite et la ville est tout aussi bondée que Delhi. Les rues sont noires de monde, sans jeu de mots, et les klaxons battent toujours autant leur plein.

Nord ou Sud, même combat.

rue de mumbai

Ca se corse au moment de rejoindre le centre puisque le chauffeur ne sait pas où se trouve notre hôtel. Il tourne pendant 20min en demandant aux passants, sans vraiment écouter leur réponse. Un cycliste parlant très bien anglais nous indique la rue mais notre chauffeur poursuit son chemin sans grande conviction. On avait oublié de télécharger la carte sur notre appli favorite maps.me donc on ne sait pas où on va. Le chauffeur ne parle pas vraiment anglais, s’obstine à vouloir communiquer dans sa langue natale… Incompréhension totale. On essaie de lui mettre le GPS sur son smartphone mais pour une raison que l’on ignore encore, impossible d’afficher un plan sur son téléphone. Nous n’avons pas internet sur nos portables respectifs et on ne s’aventure même pas à essayer le partage de connexion avec le téléphone du chauffeur…

Ce dernier fini par nous faire comprendre avec énervement que s’il continue à chercher cela va nous coûter plus cher, le tout en s’adressant à Sylvio, bien évidemment. Sauf que là c’est moi qui hausse le ton et surpris… il ne sait plus quoi dire. Sylvio sent que je vais commencer à m’énerver sévère, il écourte la discussion, sort de la voiture en claquant la porte et me dit que toute façon on ne tirera rien de ce chauffeur et qu’il vaut mieux finir à pied.

Nous voilà donc avec 20kg sur le dos, sous 40° degrés à pied en cherchant notre hôtel.

Je vous épargne les 20min de marche et on arrive enfin à l’hôtel juste à l’endroit où je m’étais exclamée 1heure plus tôt « it’s here !!! » mais où personne m’avait écouté…

Hôtel d’apparence neuf avec déco moderne et épurée, je ne te conseille absolument pas d’aller dans cet hôtel. Il ne possède aucune fenêtre et l’humidité est présente dans toutes les chambres et l’accueil. Il n’y a pas vraiment de parties communes et je n’ai même pas envisagé de goûter leur petit dej. Pour ne pas refaire la même erreur, l’hôtel c’est Castle Inn, n’y va surtout pas !

La première fois que l’on rentre dans l’hôtel on ne s’en rend pas compte mais l’odeur d’humidité est intenable, je l’ai eu dans le nez pendant plusieurs jours après notre départ.

Fi de l’ état de l’hôtel, que j’ai essayé d’annuler dès le 2 ème jour mais c’était trop tard, nous sommes partis visiter la ville. Le nord de Mumbai est résidentiel, le centre populaire et le sud plutôt chic. Ainsi que la nouvelle ville non loin de l’aéroport où se trouvent de nombreux grands hôtels, restaurants et nouvelles résidences.

Toujours dans l’optique de « vivre l’inde » notre hôtel se situait dans le quartier populaire. Principalement, ce sont des boutiques de rues où on trouve de tout, des vêtements à la machine à café en passant par des sextoys… oui…

Les rues sont bondées de monde et les odeurs oscillent entre le parfum des passants, plutôt agréable et les égouts, moins sympa. Puis il y a  les odeurs de stand de fast food ici et là. Peu importe l’heure de la journée, il est toujours possible de trouver de quoi grignoter. Souvent des beignets de légumes fris, des sandwichs ou des beignets sucrés.

Les choses à voir à Mumbaï

On se dirige vers le sud de la ville en fin d’après midi pour voir la porte de l’Inde, un arc de triomphe qui donne sur la mer et le port. Au coucher du soleil, c’est une orde de monde qui se trouve là, des familles, des amis, quelques touristes. Beaucoup de photographes se pressent pour vous proposer leur service avec impression de photo en direct.

Les odeurs du port nous poussent vers le Taj Mahal, l’hôtel le plus luxueux de la ville. Ca change de notre bouiboui humide…

On poursuit la visite en remontant vers le nord et en traversant le parc pour atterrir  à Marine Drive, la plage avec un magnifique coucher de soleil. Dommage que cette plage ne soit pas exploitée. Elle est sale, personne ne se baigne et peu de restaurants se trouvent aux abords. La vue est pourtant jolie mais tout le monde se contente de s’asseoir pour observer sur les blocs de pierres qui font office de digue.

marine drive mumbai

Le lendemain, nous réussissons à prendre un Uber direction la maison de Gandhi qui fut son repère avant sa mort. Une sorte de musée qui retrace sa vie. C’était censé être gratuit mais on a payé 10 rps l’entrée.

C’est à ce moment là que l’on s’est rendu compte que prendre Uber à Mumbai c’était carrément le bon plan !

57 roupies pour 30min de route, soit moins de 1€ la course alors qu’on avait payé 10 fois plus cher pour un pre-paid taxi de l’aéroport…

gandhi mumbai

Après le musée, direction le jardin suspendu à 20min à pieds. C’est un parc en hauteur qui domine la ville, d’où l’on peut avoir une jolie vue. Pour y arriver, il faut gravir plusieurs dizaines de marches à travers les bidonvilles… Ce n’est pas dangereux mais tu découvres l’autre visage de Mumbaï. C’est dimanche, le parc est bondé et j’ai l’impression d’être une star en séance de dédicace. J’ai du passer 30min à faire des photos avec la moitié du parc, groupe d’enfants, bébé, famille entière…

jardin suspendu mumbai

Il fait toujours très chaud, alors on redescend dans un café prendre un verre. Puis direction l’hôtel pour se reposer à l’humidité…

Le lendemain, direction Juhu Beach qui va finalement se terminer à la piscine du Mariott en attendant l’avion… 4700 rps la journée à deux, soit 2350 rps taxes incluses pour accéder à la piscine, l’équivalent de 30€.

Mon avis sur Mumbaï

Je suis déçue de Mumbaï dans l’ensemble, plus par le comportement de ses habitants que par la ville en elle même. Pour faire simple les quartiers populaires n’ont aucun charme et les quartiers chics sont très sympas. Comme à Paris. Les quartiers résidentiels présentent de jolies devantures. Concernant les habitants, je me suis senties épiée constamment. Certains même allaient jusqu’à faire des appels vidéos en nous filmant avec insistance. D’autre m’ont conseillé de m’habiller autrement alors que j’étais en robe longue/t-shirt… Je pensais que la ville allait être plus décontractée que le Rajasthan mais hormis les quartiers chics je n’ai pas du tout aimé.

Mumbai, le plus grand bidonville du monde

Goa, la libérée, enfin presque

Pour se remettre de nos émotions, on part se ressourcer à la plage. Goa, ancienne colonie portugaise et repère des hippies dans les années 70, est aujourd’hui la zone la plus touristique de l’Inde puisque balnéaire. Dès mon arrivée à l’aéroport, les environs me rappellent les Antilles. Il fait chaud mais le bord de mer rend le climat très agréable. La végétation est luxuriante et ce sera encore plus frappant le lendemain de notre arrivée en plein jour. L’architecture n’a rien d’indien mais plus portugaise avec de nombreuses églises blanches.

Nous rejoignons une guest house très sympa à Panaji. Casa Tropicana, Villa Tidana dans le quartier de Dona Paula.

Les alentours sont calmes, c’est un petit village. Quelques restaurants, une plage mais pas beaucoup de touristes ici. Donc les activités, nocturnes notamment, sont limitées. On déjeune dans un restau moderne aux influences indo-portugaises, The Goan Room. Le thali est extra, à base de poisson et beaucoup plus épicée que dans le nord. Et ce sera une généralité pour le reste des plats, donc attention si tu n’es pas fan des épices !

thali mumbai

Nos hôtes nous proposent de louer un scooter pour 250 rps la journée, soit un peu plus de 3€. On en profite pour faire le tour de la côte. Ce qui est dommage c’est que la plupart des côtes ne sont accessibles que par les hôtels ainsi que leur restaurants ou alors ce sont des résidences privées. On arrive à trouver quelques spots avec une jolie vue mais c’est très sale donc impossible de se baigner.

Le lendemain, nous allons vers le nord de Goa et nous croisons des coins plus touristiques ressemblant très fortement à la Thaïlande. On croise pas mal de touristes sur des scooters, pleins de boutiques et de restaurants. Nous allons jusqu’à la plage de Baga. Très animée avec des activités aquatiques (jet ski…) et les gens se baignent mais… habillés… quelques bains de soleil sont disponibles moyennant finance.

Nous ne sommes pas rester assez longtemps à Goa et je pense que nous n’avons pas pu découvrir les endroits vraiment touristiques où la fête bat son plein comme j’ai pu le voir sur d’autres blogs. Donc plutôt satisfaite mais un peu sur ma faim.

Goa ne ressemble en rien au reste de l’Inde, QG des hippies dans les années 1970 elle garde l’empreinte des colonies portugaises, son architecture et sa gastronomie.

Bangalore, la working-girl

Pour des facilités de transports, nous ne sommes pas restés longtemps à Bangalore, seulement 2 demi journées dont une en centre ville et une près de l’aéroport.

Le peu qu’on a pu voir se résume vraiment à une ville dynamique, qui allie l’ancien et le moderne. Dans certaines rues, les petites maisons de village avec agriculteurs, vaches et charrettes partagent le trottoir avec d’immenses buildings ou hôtels.

Avec plus de 12 millions d’habitants, la ville est devenue la Silicon Valley indienne, pôle mondial technique et scientifique. Entre l’aéroport et le centre ville, c’est une succession de buildings appartenant à Google, Amazon, Microsoft, IBM… Rien d’étonnant quand on sait que l’Inde est le centre d’appel numéro 1 en France. Une bonne partie des plateaux support N1 doivent surement se trouver à Bangalore. La classe moyenne côtoient les basses castes et tout le monde semble vivre en harmonie.

La ville est également réputée pour ses parcs et sa vie nocturne. Pour les soirées, nous n’avons pas eu l’occasion de les tester et les parcs nous avons fait le Jardin Botanique, Lalbagh. 20 rps l’entrée pour les étrangers. ¼ du parc n’est pas entretenu mais le reste est très sympa. Tu peux te reposer à l’ombre des arbres pour un pique nique et croiser quelques singes qui se rueront sur toi si tu es en possession d’une bouteille d’eau. Si cette dernière est fermée, ils l’ouvriront sans problème d’un croc et s’abreuveront dans le plus grand des calmes.

 Bangalore, la capitale des nouvelles technologies

Pondicherry, la francisée  

Toujours par soucis de train, nous n’avions prévu qu’une journée à Pondycherry et 3 jours à Chennai pour terminer notre séjour indien mais il va en être autrement.

Arrivée à l’aéroport de Pondicherry, 11h, pas une seule boutique à l’horizon. L’aéroport est minuscule. Innocemment on essaie de trouver une connexion wifi et on tombe sur un mec sympa qui nous parle avec un français presque parfait. 

Il rigole quand on lui demande si l’aéroport dispose d’une wifi. « Ici, il y a deux vols pas jours Bangalore et Ahmedabad. Pondicherry c’est tout petit, il n’y a rien à faire à part se reposer et être tranquille, c’est le mot d’ordre ici, être tranquille ! »

Il fini par me faire un partage de connexion de son téléphone. Je cherche un hôtel proche de la gare, vu que nous sommes censés prendre le train le lendemain. Le nôtre n’était pas tout proche et d’après lui il n’était pas top, j’annule donc ma réservation et il me conseille une guest house à 2 pas de la gare. Il nous appelle un taxi et on entre dans Pondicherry.

On ne change pas les bonnes habitudes donc il y a quand même quelques klaxons ça et là mais c’est vrai que le rythme semble ralenti.

On atterri chez Pichaya Manet, célèbre peintre et danseur, franco pondichérien, né d’une mère vietnamienne et d’un père indien. Il a vécu à Pondicherry jusqu’à ses 15 ans, puis à Paris et à New-York. Râleur, anti conformisme et tellement généreux. Il nous a accueilli les bras ouverts. Il parle beaucoup, écoute un peu. Il a pleins d’idées et ne s’arrête jamais de vouloir aider son entourage. Et entouré, il l’est, beaucoup. Autour d’innombrables thés et cafés, on a beaucoup discuté, sur l’Inde et ses coutumes. Il les a beaucoup critiqué et tente de faire voir un autre avenir aux jeunes qui l’entourent. Pichaya a transformé sa maison en guest house au milieu de ses nombreuses peintures, il propose quelques chambres pour quelques dizaines d ‘euros. Vous pourrez aussi gouter les plats confectionnés par Yvonne et sa fille, quand elles ne sont pas fâchées. Et boire beaucoup de café ou du thé. Quand un tamoul vous offre à boire, il ne faut pas refuser, cela ne se fait pas.

 pichaya manet

Après avoir refait le monde avec Pichaya, on part voir Vishnu, notre hôte à Bikaner. Il travaille pour un mois au Café des Arts à Pondicherry pour remplacer la patronne rentrée en France pour l’été.

Le café des arts, c’est devenu une adresse incontournable de la ville où tous les occidentaux se rejoignent. La décoration est soignée, mélange d’ancien et de moderne. Quelques peintures et sculpture sont disposées ça et là. Vishnu me raconte que la fille de Christine qui a repris le café a essayé de lancer des expos mais sans succès. C’est le café qui ravie le cœur des clients. Il y a également une petite boutique où on peut emporter quelques souvenirs. D’après Vishnu, le Café des arts propose les meilleurs petits déjeuners de la ville !

Grâce à Vishnu, nous sommes finalement restés 3 jours à Pondicherry au lieu d’un seul. Après chez Pichaya, on a trouvé un hôtel dans le centre, non loin de la ville blanche où les hôtels sont plus sympas mais les prix plus élevés. Le OYO7829 Shant Hill, propre et pas très cher avec un petit dej copieux. Vous pouvez y aller sans problème.

Pondicherry est séparée en deux par un canal, la ville blanche anciennement occupée par les blancs côté mer et la ville noire de l’autre côté. Pondicherry était une colonie française jusqu’en 1954 et les marques coloniales se font encore sentir dans l’architecture.

A Pondicherry nous nous sommes promenés, à pied, en tuktuk, en scooter… pour se perdre mais aussi pour essayer de se rafraichir en pleine nuit à cause de la chaleur accablante et humide de ce mois de mai. Vishnu nous a accueilli avec sa famille et ses amis, venus à Pondicherry pour les vacances. C’est comme si l’espace d’un instant notre voyage s’était figé et que nous vivions  à Pondicheyry, comme si nous étions ancrés ici et non pas seulement de passage. Cette ville a un côté nostalgique que j’ai beaucoup aimé.

   

Notre scooter à 3€ la journée nous a permis d’aller visiter AUROVILLE. Une ville utopique créée en 1968 par Mira Alfassa. Une poignée d’Occidentaux fait le pari de vivre sans nationalité, sans politique, sans religion et sans argent, et de donner naissance à une nouvelle humanité. 50 ans plus tard, la communauté est toujours là, elle compte un peu plus de 2000 habitants.

Erigée sur un désert, la ville est aujourd’hui au milieu d’une forêt luxuriante. Nombreux sont les gens qui viennent visiter le temple Matrimandir. Il y a un musée, des exhibitions et on peut déguster des glaces et des jus bio ou vegan. J’ai bien aimé cet article qui décrit bien les émotions et ce que j’ai vu en me rendant sur place. 

auroville pondicherry

Cette photo est la cascade de CD à Auroville, magnifique oeuvre. J’ai fait exprès de ne pas prendre le reste du site en photo pour éveiller ta curiosité. Tu en as trouveras plein sur internet mais mieux vaut découvrir la surprise.

Le seul regret à Pondicherry ce serait la plage qui n’est pas adaptée aux activités de plage que nous, touristes occidentaux, avons l’habitude de pratiquer à la plage comme se baigner, siroter un cocktails ou un coca en lisant un bouquin ou encore jouer sur le sable… Même si quelques locaux se baignent, encore une fois habillés, la plage est réservée à la pêche. Pour trouver une plage telle que je la décris je pense qu’il faut aller dans un hôtel sympa en bord de mer. Cependant tu peux quand même y faire un tour, tu feras de très belles photos !

plage à pondycherry

Pondicherry, nostalgie et boulangerie au programme !

Mahabalipuram, la peace and love

Après quelques jours à Pondicherry, nous terminons notre périple par Mahabalipuram sur les conseils de Vishnu. Ce village est bien plus sympa que Chennai d’après lui. Pour aller là bas nous avons opté pour le bus puisque nous souhaitions tester le train en Inde et que nous avions annuler le trajet Pondicherry-Chennai donc quid du train on va prendre le bus.

Arrivée à la gare routière de Pondicherry c’est un bordel sans nom. Nous essayons de comprendre où nous devons acheter un ticket, mais les vendeurs de tickets se contentent de nous montrer les bus garés au centre par des mouvements de têtes. On comprend que les tickets s’achètent directement dans le bus.

bus en inde

Le premier bus que l’on fait a l’air sympa, avec air conditionné (vu la chaleur moite ce n’est pas de refus). Mais il y a une immense queue et des personnes se font refouler dès l’entrée du bus. Enfin une personne qui parle anglais nous apprend qu’il faut acheter le billet sur internet. A peine a-t-elle terminé sa phrase que les portes du bus se ferment sur le contrôleur en pleine engueulade avec un voyageur et le bus s’en va… Il nous reste l’option bus local sans clim. Ici le ticket c’est sur place et on rentre sans problème à l’intérieur.

Quelques heures et embrouilles entre voyageurs plus tard, comptes environ deux bonnes grosses heures, nous voilà arrivés à Mahabalipuram. Le seul regret serait d’être arrivés trop tard, vers 17h… C’est un village hyper mignon au bord de la plage. La plage, comme à Pondycherry c’est plus un port de pêche empli de barques de pêcheurs mais le coucher de soleil est magnifique.

Ici, se trouve un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il ferme à 18h, nous n’avons donc pas pu le visiter. Mais nous avons pu nous ballader autour et ie pense qu’il vaut vraiment le détour.

mahabalipuram unesco

Cette petite ville est vraiment sympa, à l’ambiance de plage chill et décontractée. Plutôt propre et calme, elle contraste avec le reste de l’Inde. Quand je dis propre c’est comparée au reste du pays. Ne t’imagines pas ta baigner dans une eau limpide sous les cocotiers. D’ailleurs personne ne se baigne en Inde, ou alors habillé. Je n’ai pas vraiment l’impression que ce soit dans la culture des indiens d’investir les plages. C’est plus un lieux de travail pour les pêcheurs et de réunion de famille autour d’un bon pique nique.

mahabalipuram

Mahabalipuram, jolie surprise !

Si tu as déjà été dans l’une de ses villes, je serai curieuse d’avoir ton ressenti en commentaire ?

Quelques activités à découvrir dans le Sud de l’Inde :

Cette entrée a été publiée dans Asie
Manon

Hello, moi c'est Manon. Ma passion c'est le voyage et j'ai décidé de réaliser mon rêve, tout plaquer pour partir faire le tour du monde. Je te partage ici mes découvertes et mes bons plans en espérant que cela te donne des idées et le goût du voyage si tu ne l'as pas déjà... ;)

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